Fourmis

Séjour Randonnée découverte de la nature, en montagne

Depuis plusieurs années, Plénitude Découverte souhaite partager des instants de découverte du milieu naturel montagnard lors de ses treks et randonnées. Récemment, de nouveaux séjours sont proposés, notamment un trekking dans les Alpes du sud (Hautes-Alpes), dans le Parc National de Ecrins. A travers cet article, quelques découvertes naturalistes, réalisées dans ce merveilleux parc, vous sont décrites.

Pour alimenter votre imaginaire, voici une petite vidéo de ce somptueux décor :

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Vidéo randonnée et trek

 

Le Valbonnais (Alpes)

Le Parc National de Ecrins préservé, vers Valsenestre

Situé au sud du département de l’Isère, le hameau de Valsenestre est entouré par la réserve naturelle de la haute vallée du Béranger et le Parc National des Ecrins. Même si depuis 1959 ce hameau ne comporte pas d’habitant permanent, il est cependant très dynamique et entretenu par la centaine d’habitants saisonniers (résidences secondaires) qui y résident. Véritable joyaux, il permet des découvertes patrimoniales culturelles et naturelles remarquables. Lors de ce séjour dans les environs de ce hameau, de nombreux éléments de la faune et de la flore furent observés. Voici l’un d’eux présenté : le chamois.

 

Valsenestre, village des Alpes, Ecrins
Valsenestre, village des Alpes, Ecrins

Valsenestre, village des Alpes, Ecrins

 

Le chamois, Rupicapra rupicapra

Le chamois fait parti de la classe des Mammifères, de l’ordre des Artiodactyles, de la famille des Bovidés et de la sous-famille de Caprinés. Il est présent dans différents massifs : les Alpes, les Pyrénées, les Balkans, les Carpates, etc. Les chamois de ces différentes montagnes possèdent quelques spécificités génétiques mais ont été classé dans le genre “Rupicapra” (chèvre des rochers) qui regroupe différentes espèces. La France est peuplée de trois d’entre elles :

  • le chamois des Alpes (R. rupicapra rupicapra)
  • le chamois de Chartreuse (R. rupicapra cartusiana). Endémique du massif alpin de la Chartreuse, situé entre Grenoble et Chambéry (différences : poids plus important, couleur hivernale noire, cornes avec quelques spécificités).
  • et le chamois des Pyrénées ou isard (R. pyrenaïca pyrenaïca). (différences :  robe d’été uniformément colorée, beige rougeâtre ou ocre. Couleur hivernale plus claire, morphologie avec quelques spécificités).

Leur répartition est présentée sur la carte suivante : carte de répartition du chamois.

Dans la suite de cet article, nous traiterons le “chamois des Alpes” même si le nom “chamois” sera utilisé.

Le massif alpin comporte environ 55000 chamois. Leur taille est d’environ 80 cm au garrot pour les mâles, les femelles sont plus petite. Leur poids varie fortement au cours des saisons. Il atteint approximativement 60 kg en automne pour diminuer de moitié à la fin de l’hiver. L’accumulation de réserves énergétiques durant la période estivale est capitale pour la survie des individus.

 

Chamois, Alpes
Chamois des Alpes, hameau de Valsenestre

 

Le chamois se reconnait aisément par l’observation des deux cornes en forme de crochet qui ornent sa tête. Concernant sa nourriture, c’est un herbivore. Ses aliments varient en fonction des saisons : principalement des herbacées, graminées et légumineuses (durant la saison estivale) et bourgeons, rameaux, des mousses et des lichens (par nécessite lors de la saison hivernale). Il boit très peu, l’eau qu’il ingère provient des plantes et de la rosée. En ce qui concerne son habitat, le chamois est un adepte des forêts et de la partie inférieure de la montagne (de 800 à 2200 mètres), c’est surtout l’Homme qui impose la frontière basse de son territoire. Dans cette zone, les mâles (boucs) restent plutôt isolés durant une grande partie de l’année. Ils rejoignent les grandes hardes constituées par les jeunes (chevreaux) et femelles (chèvres) au moment du rut de la mi-octobre à la fin novembre. Les combats entre mâles sont alors permanents.

Pour résumer, le chamois est un animal surprenant qui vit dans des lieux majestueux. Il ne faut pas oublier qu’il est fragile, surtout l’hiver. Son observation doit se réaliser avec respect, modestie et parcimonie.

 

Les prochains rendez-vous “trek et randonnée” proposés sont disponibles dans la rubrique : Agenda

A très bientôt pour de nouvelles aventures.

Sylvain

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